argent ex-nihilo? que nenni !

(ex-nihilo = à partir de rien)

Trouvé sur usenet (c’est à dire sur les newsgroups, un réseau pas comme les autres)

Subject: Re: Question pour économiste
From: gdm
Newsgroups: fr.soc.economie, fr.soc.politique
[sujet de la discussion : la notion d’argent créé ‘ex nihilo’ par les banques]

Chaque billet de banque est un titre de propriété sur une obligation du
banquier. Cette obligation du banquier était de remettre une certaine masse
d’or au possesseur du billet. aujourdhui, l’obligation du banquier est que
le billet correspondent a un certain pouvoir d’achat. ce pouvoir d’achat est
évalué selon un indice des prix moyens. Le banquier échange donc des billets
de banques en échange de la reconnaissance de dettes de l’emprunteur. cette
reconnaissance de dette est une “créance sur l’emprunteur”. Un billet de
banque est une creance sur le banquier.

Ainsi, lors une opération de pret, le banquier remet des creances que sont
les billets de banque. L’emprunteur remet sa reconnaissance de dette,
laquelle est une creance sur l’emprunteur.

Les billets sont créés au moment du pret bancaire. La reconnaissance de
dette est créée au moment du pret bancaire. Un pret bancaire s’analyse comme
un échange de créances de natures différentes.

Dire que les billets sont créés “ex nihilo” n’est pas exact, puisque ces
billets de banques sont créé en échange d’une reconniassance de dette.

Une reconnaissance de dette a de la valeur. Commercialement, une
reconnaissance de dette est une creance qui a plus de valeur que la somme
empruntée. les banquiers s’achatent et se vendent entre eux ces créances sur
les emprunteurs. ces achats prouvent qu’une reconnaissance de dette a de la
valeur, une valeur commerciale évidente.

Dire que la monnaie serait créée “ex nihilo” ne serait vrai que si la valeur
de la reconnaissance de dette était nulle. Or ce n’est jamais le cas. Bien
au contraire, la reconnaissance de dette a plus d evaleur que la monnaie
émise.

[un autre contributeur:]

Si “A”, qui n’a pas un kopeck, en prête un à “B”,
ce ne peut être autre chose qu’une création “ex nihilo”,
reconnaissance de dette ou pas.

gdm a répondu :

Votre raisonnement s’appuie sur la signification habituelle du mot “prêter”.
Ainsi celui qui prête un livre ne peut pas le prêter s’il ne le possède pas
auparavant. Celui qui prête de l’or ne pourrait pas le prêter s’il ne
possédait pas l’or auparavant. L’opération de prêt bancaire ressemble à un
tel prêt mais n’est pas un “prêt” au sens habituel du terme. Il existe ainsi
deux significations distinctes du même mot “prêter”. Le prêt bancaire n’est
pas un prêt selon le sens antique, traditionnel, du terme.

Il paraîtrait étrange que l’emprunteur affirme qu’il “prête” sa
reconnaissance de dette au banquier. Et pourtant, l’emprunteur pourrait
vouloir récupérer sa reconnaissance de dette après l’avoir remboursée. Le
banquier prête ses billets exactement de la même manière qu’un emprunteur
“prête” sa reconnaissance de dettes. En effet, chaque billet est une dette
du banquier envers l’usager. Plus exactement, chaque billet de banque,
papier ou électronique, est une obligation du banquier envers l’usager.

C’est ainsi que pour mieux comprendre la signification d’un prêt bancaire,
il est préférable d’oublier le sens traditionnel du mot “prêter”.

C’est ainsi que le prêt bancaire n’est pas un prêt au sens antique du terme.

Un pret bancaire est un échange réciproque d’obligations entre le banquier
et l’emprunteur. Lorsque le prêt bancaire est remboursé, la reconnaissance
de dette est restituée a l’emprunteur. Et les billets de banques sont
restitués au banquier. Le contrat de reconnaissance de dettes n’a évidement
aucune valeur lorsqu’il est entre les mains de l’emprunteur. en effet, un
contrat entre soi-même et soi-même n’a aucune valeur. De la même manière, un
billet n’a plus aucune valeur lorsqu’il est entre les mains du banquier qui
a émis le billet. On dit alors que le billet est “démonétisé”.

Cet usage impropre du mot “prêter” est probablement la source des
difficultés de certains esprits qui raisonnent logiquement à partir du mot
“prêter”, mais en omettant le fait que la signification de ce mot “prêter”
est improprement utilisée. La ressemblance entre un “prêt bancaire” et le
“prêt d’un livre” est telle qu’un académicien ne verrait aucune raison de
prévoir deux définitions différentes dans son dictionnaire. Et pourtant, le
mot “prêter” a deux définitions juridiques différentes dans chacun des deux
cas.

===

“Usenet” ou “les newsgroups” est un autre réseau que le world wide web, qui centralise des groupes de discussion en toutes les langues sur tous les sujets.

Une introduction aux newsgroups.

~ by quintal on 12 November, 2008.

One Response to “argent ex-nihilo? que nenni !”

  1. recherche de l’e mail afin d’ecrire au sujet du pacte d’argent

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