vidéo et transcription de maurice duval sur la chasse aux sectes


http://www.dailymotion.com/video/18639

Maurice Duval, ethnologue:

“Si quelqu’un en France est capable de me dire ce que c’est qu’une secte ce serait bien, parce qu’il n’y a aucune définition sociologique. J’ai écrit là-dessus, j’ai démontré que le mot secte ne veut rien dire. Il a voulu dire quelque chose à une certaine époque et certains sociologues, d’anciens sociologues renommés du siècle dernier ont écrit sur la question mais aujourd’hui, étant donné le contexte sociologique ça ne veut plus rien dire.

Mais alors un groupe sectaire, c’est quoi? Est-ce que c’est l’UMP, est-ce que c’est un groupe de footballeurs qui veut pas intégrer un nouveau joueur, enfin chais pas, c’est tout et n’importe quoi un groupe sectaire. D’où le danger extrèmement grave de cette qualification, de cette formulation des choses, “groupe sectaire”. Parce que le flou absolu de cette notion, et on ne pourra jamais le définir de façon rigoureuse et sociologique, c’est impensable, par définition ça veut rien dire. Et donc puisque ça veut rien dire on peut mettre n’importe qui dedans.

Donc vous qui me posez la question, vous qui m’écoutez, n’importe quel groupe de quoique ce soit peut devenir groupe sectaire si on veut lui chercher des ennuis.
D’où la difficulté qu’il y a à le cerner et la dangerosité de cette formulation car n’importe qui peut être taxé demain de secte, d’où l’impérative nécessité à s’interroger sur cette question des sectes pour tout le monde. Même ceux qui sont très loin de la spiritualité, très loin de ces groupes-là, il faut s’interroger parce que c’est vraiment un outil politique de répression extrèmement grave.

Et d’ailleurs, des groupes politiques de la gauche radicale ont été catalogués de groupes sectaires, je pense à Lutte Ouvrière, je pense à la Ligue Communiste Révolutionnaire qui a été, qui a eu des militants d’embarqués à la police quand ils distribuaient des tracts parce que on a utilisé des arrètés anti-secte, des gens qui font le bizutage à Arts et Métiers ont été qualifiés de secte, un groupe de musique hard-rock a été qualifié de secte etc.

N’importe qui peut entrer dans cette catégorie et je dis attention, on est là dans le cas de figure d’une répression politique, d’une possible répression politique qui est grave pour tous les citoyens. C’est la raison pour laquelle j’appelle tous les citoyens à réfléchir sur cette question.

Finalement, on peut dire que en France c’est notre axe du mal. Aux Etats-Unis ils n’ont pas besoin des sectes, les sectes peuvent (enfin les mouvements qu’on appelle sectes parce que pour moi “secte” encore une fois ne veut rien dire) aux Etats-Unis sont libres de croire ce qu’elles veulent. Ils n’ont pas besoin de ça parce qu’ils ont un autre axe du mal qui est le terrorisme avec tout ce que Bush a développé.
Nous on n’a pas cet axe du mal là donc notre axe du mal à la française c’est les sectes, et si vous parlez des sectes dans la rue les gens vont vous dire “oui oui c’est le mal”.

Alors c’est un fourre-tout dans lequel on met tout, on met drogue, lavage de cerveau, détournement d’enfants, enfermements d’enfants, orgies sexuelles, que sais-je enfin bon, ponction économique, financière etc. Quand on regarde combien il y a eu de gens de groupes de sectes épinglés par la justice pour méfaits, pour délits, on voit que c’est dérisoire par rapport au nombre de groupes. D’ailleurs ça les embète parce qu’on voit bien qu’il n’y a pas d’objet, il n’y a pas d’objet.

Pourquoi c’est l’intéret des hommes et des femmes politiques de ce pays que de continuer la lutte contre ce qu’ils appellent les sectes, puisqu’on voit il n’y a pas d’objet, puisque les délits sont insignifiants en nombre et en qualité, donc il n’y a pas d’objet?
C’est parce que la lutte contre les sectes fabrique de la peur collective. Les gens ont peur des sectes. ‘Ils ont des visages très sympathiques mais ils vont laver le cerveau des gens surtout des plus faibles, des enfants’ etc. c’est le danger terrible.

La fabrication de la peur collective est un ingrédient politique de premier ordre dans la mesure où quand il y a une peur collective on peut manipuler les masses d’une manière sans égale.
Regardez ce qu’on a fait aux Etats-Unis en faisant peur avec le terrorisme, en mettant tout le monde dans le meme sac d’ailleurs puisque c’est allé, ça a dépassé la raison, ce n’était plus une lutte contre le terrorisme dont il s’agissait mais c’était une lutte pour faire gagner un point de vue politique qui justifiait de la répression tous-azimuts.

Eh bien en France c’est la même chose. On n’a pas initié la guerre d’Irak bien sûr parce qu’on ne se bat pas avec la peur fondée sur le terrorisme mais avec la peur fondée sur les sectes. Et cette peur fait que les gens sont d’accord à partir du moment où ils ont peur pour accepter des reculs de la démocratie, dans leur intéret croient ils puisque ça va permettre de les protéger.
Donc puisque ça permet de les protéger ben on va aller jusqu’à dire ‘ben écoutez le secret professionnel du médecin faut peut-être le mettre entre parenthèses parce que ça permettrait peut-être de lutter contre les sectes’, etc. etc.

Donc la peur collective permet de faire reculer la démocratie avec un tour de magie c’est à dire en arrivant à avoir l’assentiment d’une majorité de nos concitoyens. Et là c’est la grande victoire des anti-démocrates que d’arriver à avoir l’aval de la majorité de la population de notre pays pour faire reculer la démocratie parce que, pensent-ils, cela permettra de mieux lutter contre les sectes.
Sans que personne ne se pose la question : mais c’est quoi une secte? Que sont ces gens-là? Il n’y a jamais que des débats de partisans sur les media qui ne nous ouvrent pas l’esprit mais qui nous le referment.

Si ce qu’on appelle les sectes sont un danger, comment expliquez-vous que l’Etat ne finance pas des recherches sur ces groupes-là? jamais l’Etat n’a dit on va lancer un appel d’offres comme il y a des appels d’offres pour comprendre ce que c’est que les problèmes de l’immigration, de la délinquance, de la violence etc., il y a des appels d’offre : l’Etat dit “voilà, on met de l’argent et on recherche des universitaires ou des chercheurs qui voudraient faire des études scientifiques sur ces questions-là.
Comment expliquer que sur la question des sectes il n’y a jamais eu un sou là-dessus? C’est intéressant, ça veut dire que l’Etat ne veut pas savoir, parce que si il voulait savoir il dirait ben voilà, on lance un appel d’offres.

Quand j’avais un projet de colloque sur la question des sectes j’avais demandé à la MILS [Mission Interministérielle de lutte contre les sectes] si ils voulaient bien financer un colloque comme ça parce que c’était un travail de réflexion objective sur cette question-là.
La MILS avait dit “non on ne finance pas ces choses-là”. C’est quand-même intéressant. J’ai arrèté de faire des études comme celle que j’ai faite sur le Mandarom, je ne veux plus en faire parce que j’estime que j’ai beaucoup beaucoup payé, j’ai beaucoup donné ça m’a coûté très cher de faire cette recherche. J’ai payé cette recherche sur mon salaire, vous savez un universitaire il gagne pas des milles et des cents. Donc j’ai payé ma recherche sur Mandarom avec mes propres deniers, parce que je n’ai rien eu pour la faire. Il faut vraiment le vouloir pour le faire.

Alors aujourd’hui je me dis, ben moi j’ai fait mon devoir, j’ai fait ce livre sur le Mandarom, j’ai écrit plein d’articles, j’ai pris des coups énormes parce que je disais la vérité, je mets au défi quiconque de me dire que je n’ai pas dit la vérité.
Aujourd’hui j’estime que j’ai fait mon devoir, je passe à autre chose.
Et j’empèche des jeunes chercheurs de faire des travaux sur des groupes spirituels parce que je sais qu’ils ne feront jamais carrière, ils seront empèchés de travailler, ils ne pourront pas faire carrière. Donc tant que la situation est celle-ci je les décourage de le faire, je pense que c’est à des gens qui sont bien ancrés dans la profession comme moi de le faire mais personne ne veut le faire parce que c’est trop risqué.

Mes collègues étaient très réticents au minimum. Certains m’ont envoyé des mots de félicitations pour mon travail mais ils étaient minoritaires. Et puis les choses avec le temps ont changé, j’ai pu m’expliquer, et certains qui étaient hostiles à mon travail à la sortie du livre en 2002 ont depuis changé complètement d’attitude, m’ont invité à venir parler dans des séminaires et ont compris qu’il y avait là quelque chose qui était différent de ce qu’ils avaient pensé initialement et que j’étais resté celui que j’ai toujours été, c’est à dire quelqu’un qui est absolument incroyant, mécréant total mais respectueux des systèmes divers de pensée à partir du moment où ils respectent la dignité des femmes et des hommes.

En fait je n’avais qu’un intéret à écrire ce livre, c’est celui de pouvoir me regarder tous les matins dans un miroir en disant “tu as fait ton travail.” Mon travail qui consiste à dire ce que j’ai vu pendant des années d’observation, parce que je ne suis pas allé une semaine ou quinze jours là-bas, ce qui serait beaucoup plus déjà que les journalistes qui y vont une heure… quand il y vont.

J’y suis allé pendant quatre ans régulièrement et après j’y suis allé irrégulièrement donc le résultat de mon travail c’est des années d’observation. On n’a pas pu me cacher des enfants quand j’y allais c’est pas vrai, on n’a pas pu les mettre dans des placards à chaque fois que je venais, j’y allais à l’improviste à certains moments à la fin de ma recherche donc c’est impossible.
Donc j’ai été vraiment, j’ai mis en oeuvre la méthode des ethnologues qui est la plus objective possible.

Là-bas, j’étais pas l’universitaire en cravate avec un petit carnet, j’étais en bleu de travail, je plantais des arbres avec eux, je faisais des travaux manuels avec eux. Au bout de huit jours que vous travaillez avec quelqu’un pour planter des arbres ou pour faire du ciment, les gens ils vous oublient comme universitaire, petit à petit ils commencent à vous parler.
Mais là ça n’a pas duré une semaine, ça n’a pas duré un mois ni plusieurs mois mais plusieurs années. Donc au bout de plusieurs années, et c’est mon métier, je prétends avoir vraiment percé des éléments de la vérité de ce groupe.

C’est pour cette raison qu’à la sortie de mon ouvrage il y avait vingt-sept journalistes qui avaient dit être intéressés par l’ouvrage avant sa sortie aux attaché s de presse des presses universitaires de Paris. Les journalistes disaient “oui oui, on est très intéressés par le travail”.
Et puis certains sont venus m’interviewer, sont venus me filmer, m’enregistrer, certains ont écrit des textes et vingt-sept ont été censurés par leurs rédactions. C’est ça notre démocratie, c’est à dire que dès que vous ne dites pas les choses que l’on souhaite que vous disiez, eh bien on censure.
Quand je dis des journalistes c’est des tous petits journaux, mais c’est des magazines nationaux, c’est des télévisions, des petites et des très grandes, parmi les plus grandes et pas celles qu’on croit le splus intellectuelles qui n’ont pas censuré, certaines que l’on qualifie comme étant parmi les meilleures ont censuré également.
J’ai été censuré par des grands quotidiens et par des quotidiens régionaux, par des quotidiens nationaux et des quotidiens locaux. J’ai été censuré par vingt-sept médias.

Donc cette censure elle existe, elle a existé également dans la littérature scientifique puisque une revue m’a censuré je l’ai dit tout à l’heure, une revue de sociologues m’a censuré, des éditions universitaires m’ont censuré, on m’a écrit même maladroitement, un responsable d’une édition m’a dit, il m’a écrit littéralement “Scientifiquement je n’ai rien à vous reprocher.” Alors si mon texte n’a rien de réprochable sur le plan scientifique qu’est-ce qu’on me reproche?

Eh bien c’est de dire la vérité qui n’est pas en concordance avec ce que disent les médias. Les médias c’est le nerf de la guerre, c’est elles qui font la pluie et le beau temps, qui peuvent lancer des rumeurs vraies ou fausses. C’est elles qui font la pluie et le beau temps, c’est le vrai pouvoir de notre société.
Si les médias ont intéret parce qu’ils font de l’audimat, parce que ça marche etc. à fabriquer de la peur en ayant pour objet les groupes qu’on appelle sectes, eh bien ils vont le faire. Et ça va marcher, les gens vont marcher, je pourrais développer des tas d’exemples qui le démontrent. A partir du moment où les médias le disent les gens pensent que c’est vrai. Même si dans l’abstrait ils savent qu’ils sont roulés dans le faux par ces médias, concrètement quand ils regardent ils acquiescent, ils disent oui.

Alors si je pouvais être entendu par la MIVILUDES [mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires] ou si il pouvait y avoir des débats publics — parce que vous avez remarqué que jamais il n’y a eu un débat télévisé entre la MIVILUDES et des chercheurs, des gens qui sont donc des chercheurs en sciences sociales qui ont des attitudes hostiles à la MIVILUDES, ça c’est jamais vu hein, ni avec la MILS, il n’y a pas de volonté de débat sur la place publique évidemment…d’ailleurs on m’a refusé un débat public avec un responsable d’une association anti-sectes il n’y a pas longtemps — je pense que je leur dirais à ces gens de la MIVILUDES que leur combat est un combat pour un Etat qui va vers un fonctionnement totalitaire. C’est à dire qu’ils se battent pour le contrôle des pensées, des pensées en apparence religieuses mais ce n’est pas des pensées religieuses. Il y a une normalisation de notre société de plus en plus grande.
C’est vrai dans le domaine religieux, c’est vrai dans d’autres domaines et cette normalisation me semble extrèmement dangereuse, on est entrain d’empècher la diversité d’exister.

Et la MIVILUDES son combat c’est celui-là, d’empècher la diversité des croyances. Je pense que c’est extrèmement dangereux et c’est quelque chose qui va dans le sens de la non-démocratie, de l’avènement d’un totalitarisme dans lequel on va de manière croissante.
Parce que dire que les groupes spirituels sont dangereux, c’est susciter la mise en place de contrôles toujours plus grands.

Non, je ne suis pas optimiste du tout par rapport à ce que l’Etat met en place. Aucune de ces instances ne me parait digne de confiance et je pense que le seul optimisme qu’on puisse avoir c’est le réveil des consciences des gens pour qu’ils disent “non, arrètez.”
Si les gens ne disent rien l’Etat va continuer comme il le fait depuis un bon moment à être de plus en plus répressif. Et c’est quelque chose qui m’inquiète beaucoup donc c’est quelque chose sur lequel il faut être vigilant, c’est extrèmement grave ce qu’il se produit, et je suis pas du tout confiant parce que à partir du moment où ce système-là sert des intérets politiques alors il n’y a pas de raison que ça s’arrète.

Et comme il y a des gens dont c’est l’intéret à la fois économique parce qu’ils touchent des subsides de l’ETAT pour lutter contre ces groupes-là et par ailleurs ils touchent aussi du crédit parce qu’ils deviennent presque des héros qui se battraient contre le mal avec un M majuscule, alors je crois pas qu’il y aie quoique ce soit à attendre de ces instances-là.

Je crois plutôt au travail de fourmi qui consiste à réveiller les consciences, à dire attention on est sur un chemin qui nous emmène dans un domaine où nous serons de plus en plus privés de démocratie comme ça existe aujourd’hui : il y a des poches de totalitarisme dans notre société, et si on n’y prend pas garde, si on n’éveille pas les consciences ça ira toujours plus loin.
C’est le devoir de tout citoyen qui en a pris conscience de faire partager cette conscience autour de soi. C’est un devoir, je pense qu’on ne peut pas se regarder dans un miroir si, à partir du moment où on a pris conscience du danger, on ne fait pas ce que l’on peut faire pour faire avancer les choses dans ce domaine.”

fin de transcription

======

Une autre vidéo de la même série :

Une autre sur le groupe de jim jones, finalement c’était pas un suicide collectif. On nous prend vraiment pour des boeufs, et ça marche.

~ by quintal on 30 May, 2007.

3 Responses to “vidéo et transcription de maurice duval sur la chasse aux sectes”

  1. C’est de la mauvaise foi que dire qu’on ne sait comment définir une secte au XXIe siècle. Même les membres des sectes savent parfaitelent bien de quoi iol s’agit, et du coup, arrangent la définition à leur sauce afin qu’elle ne colle pas (croient-ils) à ce qu’ils disent. On n’est pas près d’être privés de démocratie quand on se prive des sectes, dont l’une des principales caractéristiques , quand on analyse les groupes qui ont été qualifiés de sectes par nos députés, est justement de ne pas accepter la démocratie, et d’adorer un seul “dieu”, leur gourou totalitaire.
    Par conséquent, M. Duval, je considère que vous ne remplissez pas le devoir que vus définisiez vous-même lorsque vous tentez de mettre de côté les éléments les plus évidents que les députés avaient fort bien analysés, pour définir une dizaine de caractéristiques des “sectes”. Vous montrez aussi largement votre ignorance en prétendant ignorer que l’état ne financerait pas des recherches sur “ces groupes-là”. Que dire des trois commissions de l’assemblée? Que dire de l’Observatoire interministériel, puis de la MILS devenue MIVILUDES? Croyez-vous que ces organismes n’aient eu aucun budget à leur disposition pour accomplir ce qu’ils firent ou font encàore? Pensez-vous que les trois associations UNADFI, ADFI et CCM soient privées de tout financement, alors que leur but consiste évidemment à défendre les victimes de sectes?
    Soyons sérieux, et venez discuter avec des gens qui savent de quoi il retourne… mais pas de façon intellectuelle, seulement de façon… factuelle.

  2. Bonjour roger, j’apprécie ta visite ici et t’en remercie mais bien entendu ta réponse s’adresse à maurice duval et pas à moi. Je pourrais essayer de répondre à sa place mais déjà ça laisserait à désirer et d’autre part est-ce bien le lieu pour un débat?

    Il semble que ceci soit le site de l’organisation qui a fait la vidéo, le “centre d’information et de conseil des nouvelles spiritualités”.

    Il contient une page intéressante qui raconte l’enquète de duval sur le mandarom. Plutôt que de te répondre à ma sauce forcément limitée, je compte faire un nouveau post avec cette page et l’ajouter en lien ici.

    P.S. pour les lecteurs : Roger est un intervenant du newsgroup nommé fr.soc.sectes où je poste régulièrement un lien vers cette page. Une longue description des newsgroups se trouve dans mon commentaire suivant.

  3. Pour découvrir les newsgroups l’idéal est de se servir d’un lecteur de news car le site de google-groupes qui archive les newsgroups sur le web ne distingue pas entre les newsgroups et les groupes web de google. En effet usenet c’est à dire les newsgroups ne fait pas partie du web, c’est un réseau à part entière qui centralise des groupes de discussion (“newsgroups”) pour le monde entier. Ainsi sur usenet il n’y a généralement qu’un seul newsgroup par sujet et par langue. Comme d’autre part les newsgroups sont ouverts à tous et ne requièrent pas d’inscription comme sur un site web (avec adresse email et parfois attente d’acceptation de l’inscription), les débats sur les newsgroups sont beaucoup plus vifs. Ce qui comporte un effet négatif : les discussions pacifiques entre gens s’appréciant les uns les autres sont plus difficiles à trouver, de même par conséquent que les apports non conflictuels d’information. Tout est sujet à conflit sur les newsgroups alors que sur les forums web c’est souvent un groupe de gens pensant la même chose et partageant les mêmes intérets qui peuvent ainsi échanger des informations plus poussées que sur les newsgroups et partager plus d’intimité. Ce qui veut dire en revanche que sur un newsgroup il y aura plus de variété de points de vue que sur un forum web.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s